poème ·

Le chêne et le temps

Le chêne ne compte pas les années Il les boit, les absorbe, les transforme En écorce rugueuse et en branches tendues Vers un ciel qui ne lui demande rien

Lui seul sait attendre Sans impatience ni résignation Juste cette présence tranquille Qui fait honte à nos agitations

Sous son ombre je m’assois Et j’apprends le silence Celui qui précède les grandes tempêtes Et celui qui suit les dernières feuilles